Garantir la souveraineté et la sécurité des données dans un Cloud souverain grâce aux technologies Ercom

par OUTSCALE

La souveraineté des données ne se résume pas au lieu d’hébergement. Pour réellement protéger des informations sensibles, il est essentiel de combiner un Cloud qualifié, une maîtrise des clés de chiffrement et un contrôle fin des accès au niveau applicatif. Cette prise de parole de Christophe Thomas, Responsable de l’activité Citadel Team et Cryptobox, et Clément Huyart, Responsable DevOps chez ERCOM (Groupe Thales), lors de l’événement OUTSCALE EXPERIENCES, propose un éclairage concret sur les leviers techniques et opérationnels permettant de garantir une véritable souveraineté des données.

Le Cloud souverain ne suffit pas à lui seul

Choisir un Cloud souverain constitue une première étape décisive, notamment lorsqu’il est qualifié SecNumCloud par l’ANSSI et complété par des certifications comme HDS ou ISO 27001/27017/27018. OUTSCALE met en avant ce positionnement avec une qualification SecNumCloud 3.2 et une protection renforcée contre les réglementations extraterritoriales, ce qui répond aux exigences des organisations qui manipulent des données sensibles ou stratégiques.

Mais l’hébergement, même de très haut niveau, ne couvre pas à lui seul toute la chaîne de confiance. Une vraie démarche de sécurité impose aussi de savoir qui détient les clés de chiffrement, qui autorise l’accès aux données et comment empêcher qu’un tiers technique puisse consulter les contenus.

L’approche de composition : infrastructure plus couche applicative

C’est précisément là que l’approche de composition prend tout son sens : s’appuyer sur une infrastructure Cloud souveraine, puis ajouter des briques applicatives conçues pour maintenir la confidentialité jusqu’à l’usage métier. Le cadre SecNumCloud 3.2 mentionne d’ailleurs explicitement ce principe de composition comme levier pour bâtir un écosystème de confiance.

Dans cette logique, Ercom, société française intégrée au groupe Thales, positionne ses solutions comme une couche complémentaire de protection des communications et des données. Thales présente Cryptobox comme une solution de partage de fichiers et de collaboration sécurisée, et Citadel Team comme une alternative de confiance pour la messagerie sécurisée, d’audio et de visioconférence professionnelle.

Chiffrement de bout en bout et contrôle des accès

Le cœur de la promesse repose sur deux mécanismes : le chiffrement de bout en bout et le contrôle d’accès piloté par les utilisateurs autorisés. Cette logique vise à faire en sorte que la donnée reste protégée non seulement pendant son stockage ou son transport, mais aussi face à l’opérateur du service ou à l’administrateur technique qui n’a pas à connaître le contenu.

Dans le cas de Cryptobox, solution utilisée par les entités gouvernementales les plus exigeantes et grandes entreprises internationales, cette exigence de sécurité est appuyée par son usage Diffusion Restreinte (Certification Critères Communs EAL3+ et Qualification Standard).

Deux usages clés : collaborer et communiquer en confiance

Premier usage critique : le partage de fichiers et la collaboration. Avec une solution comme Cryptobox, l’objectif est d’offrir l’expérience attendue d’un drive d’entreprise tout en conservant une gouvernance stricte sur les membres des espaces de travail, les liens de partage et l’accès réel aux documents sensibles. Thales positionne clairement Cryptobox pour le partage de fichiers et la collaboration sécurisée, en Cloud, SecNumCloud 3.2, Hybride ou en On Premise, sur PC, tablette et smartphone.

Deuxième usage stratégique : la communication en temps réel. Citadel Team vise à fournir une messagerie, une téléphonie collaborative et une visioconférence professionnelle plus souveraines que les outils grand public, avec une attention particulière portée à la protection des échanges et à la maîtrise des environnements d’usage. Thales décrit cette solution comme une alternative de confiance aux messageries sécurisées et outils d’audio/visioconférence généralistes.

L’interopérabilité, un enjeu de souveraineté opérationnelle

La souveraineté ne consiste pas à recréer des silos fermés, mais à bâtir des environnements maîtrisés capables d’échanger avec le bon niveau de contrôle. Sur ce terrain, l’écosystème Matrix, sur lequel se base Citadel Team, occupe une place importante : Tchap, la messagerie de l’État portée par la DINUM, repose sur ce protocole, ce qui en fait une base crédible pour des communications sécurisées et interopérables dans des contextes institutionnels.

Cette dimension est essentielle pour les organisations publiques et privées qui veulent rester ouvertes à leur écosystème sans abandonner la maîtrise de leurs flux. L’enjeu n’est donc pas seulement de chiffrer, mais de décider avec qui communiquer, dans quelles conditions et selon quelles politiques d’accès.

Conclusion

En somme, la souveraineté des données ne repose pas uniquement sur le choix d’un Cloud français ou qualifié, mais sur l’addition de trois garanties : un hébergement de confiance, un chiffrement réellement maîtrisé et un contrôle strict des accès. C’est cette combinaison qui transforme un simple environnement Cloud en un véritable socle de confiance.

Les technologies Ercom s’inscrivent précisément dans cette logique en ajoutant, au-dessus du Cloud souverain, une couche applicative pensée pour protéger les échanges, les fichiers et les usages collaboratifs sans sacrifier l’expérience utilisateur. Elles permettent ainsi aux organisations de garder la main sur leurs données tout en restant compatibles avec les exigences opérationnelles du quotidien.

La sécurité efficace n’est pas une barrière à l’usage, mais une condition de la confiance et de l’adoption. En combinant Cloud souverain, chiffrement de bout en bout et gouvernance fine, les entreprises et les administrations peuvent enfin concilier protection, souveraineté, conformité et collaboration.

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