Souveraineté - OUTSCALE blog https://blog.outscale.com Tue, 29 Sep 2026 12:56:27 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://blog.outscale.com/wp-content/uploads/2021/04/SIGLE_LOGO-OSC_256x256.png Souveraineté - OUTSCALE blog https://blog.outscale.com 32 32 IA souveraine et Cloud Souverain : comment accélérer les projets du secteur public ? https://blog.outscale.com/ia-souveraine-et-cloud-souverain-comment-accelerer-les-projets-du-secteur-public/ Tue, 29 Sep 2026 12:56:27 +0000 https://blog.outscale.com/?p=16207 Lors de OUTSCALE EXPERIENCES 2026, Mireille Mege, Customer Success Manager Secteur Public chez OUTSCALE (Dassault Systèmes),…

L’article IA souveraine et Cloud Souverain : comment accélérer les projets du secteur public ? est apparu en premier sur OUTSCALE blog.]]>

Lors de OUTSCALE EXPERIENCES 2026, Mireille Mege, Customer Success Manager Secteur Public chez OUTSCALE (Dassault Systèmes), et Clara Pascolo, Directrice des Opérations chez SMLB Next, ont montré comment Nuage Public simplifie l’accès des acteurs publics au Cloud souverain, en s’appuyant sur le partenariat avec OUTSCALE et les bundles d’IA générative Mistral disponibles sur OUTSCALE marketplace.

Pour les administrations et les organisations parapubliques, le Cloud public représente une porte d’entrée concrète vers des environnements sécurisés, conformes et évolutifs, capables de s’adapter aux besoins métiers.

La réussite de ces projets repose sur une approche structurée : identifier un premier cas d’usage pertinent, garantir la protection des données sensibles, choisir le niveau d’accompagnement adéquat et anticiper l’industrialisation dès les premières étapes.

Le marché Nuage Public comme point de départ

Le marché Nuage Public de l’UGAP donne accès à une offre Cloud destinée à plus de 26 000 bénéficiaires publics et parapublics. Il permet aux organisations d’exprimer leurs besoins, de préciser leurs critères techniques et réglementaires, puis d’être orientées vers les fournisseurs Cloud capables d’y répondre.

Cette approche facilite le lancement de projets d’intelligence artificielle, souvent sous la forme d’une preuve de concept. Elle répond à deux dynamiques principales. Certaines organisations souhaitent appliquer la doctrine Cloud au Centre promue par la DINUM. D’autres cherchent à exploiter l’IA dans un environnement mieux sécurisé et davantage contrôlé.

Le marché Nuage Public associe plusieurs facteurs déterminants pour la commande publique : des prix négociés, une procédure simplifiée, une orientation vers les offres pertinentes et un délai de déploiement réduit. Dans certains cas, un projet peut démarrer en moins d’un mois, tandis que la passation de la commande peut être réalisée très rapidement lorsque le besoin est clairement défini. 

Les priorités des organisations publiques

Les organisations qui engagent un projet d’IA souveraine formulent généralement trois attentes majeures.

Maîtriser la localisation des données

La première question concerne la localisation des données et les traitements auxquels elles sont soumises. Les utilisateurs veulent éviter que des données sensibles soient transmises vers des environnements qu’ils ne contrôlent pas. Cette préoccupation concerne notamment les données administratives, les informations de santé, les documents d’identité, les données financières et les informations liées à la défense.

La souveraineté devient donc un critère de décision central. Les données doivent être traitées et localisées dans un environnement répondant aux exigences de l’organisation, avec une attention particulière portée aux accès, aux droits et aux conditions d’exploitation de la plateforme.

Réduire les risques liés au shadow IA

Les collaborateurs peuvent être tentés d’utiliser des services d’IA accessibles directement en ligne, notamment pour interroger des modèles de langage avec des informations professionnelles. Cette pratique crée un risque de perte de contrôle sur les données saisies et sur leur destination.

Un environnement d’IA souveraine permet de proposer un cadre maîtrisé aux utilisateurs. L’organisation peut ainsi définir les services autorisés, encadrer les accès et favoriser l’utilisation de modèles hébergés dans un environnement correspondant à ses exigences de sécurité.

Préparer un déploiement industrialisé

Un projet commence souvent par un cas d’usage limité. Lorsque les premiers résultats sont concluants, d’autres besoins apparaissent. L’organisation peut alors vouloir analyser davantage de documents, automatiser de nouvelles étapes ou utiliser plusieurs modèles.

L’architecture retenue doit donc pouvoir évoluer. Une offre scalable facilite le passage de la preuve de concept à la production, puis l’extension à plusieurs cas d’usage. Cette capacité d’industrialisation doit être prise en compte dès le début du projet afin d’éviter une remise en cause complète de l’environnement technique.

Trois niveaux d’offre pour les projets d’IA

Les besoins des organisations publiques peuvent être couverts par plusieurs approches. Le choix dépend du niveau de contrôle souhaité, du nombre de modèles nécessaires, des ressources disponibles et du degré d’accompagnement attendu.

Consommer les ressources de calcul

Le premier cas d’usage consiste à fournir les ressources nécessaires à l’exécution des modèles de langage. L’organisation consomme alors du compute, comprenant la CPU, la RAM et la GPU, puis utilise les modèles dont elle dispose.

Cette approche offre une grande liberté technique. Elle convient aux équipes capables de déployer et d’administrer leur propre environnement. Elle implique toutefois de prendre en charge plusieurs éléments, comme la configuration des ressources, les pilotes Nvidia et les composants nécessaires à l’exécution des modèles.

Déployer un bundle Mistral

Le deuxième cas d’usage repose sur les bundles Mistral. Cette offre fournit une solution prête à exploiter, avec un modèle Mistral déployé dans un tenant dédié au client. Le déploiement s’effectue à travers la marketplace et peut être réalisé rapidement après la souscription de la commande.

Le client bénéficie d’un endpoint directement accessible pour commencer ses travaux. Les modèles Mistral sont commercialisés avec leurs licences et l’environnement est dédié à l’organisation. Les données restent ainsi dans l’environnement prévu à cet effet, en France, selon les caractéristiques de l’offre.

Les bundles proposent une consommation en tokens illimitée. La capacité reste toutefois déterminée par les ressources matérielles disponibles, notamment le nombre de GPU associé au modèle et au cas d’usage. Selon les besoins, une ou deux GPU peuvent être proposées.

Cette option convient particulièrement aux organisations qui souhaitent utiliser un modèle de langage sans gérer elles-mêmes l’ensemble de la chaîne technique. Elle réduit la complexité initiale et accélère l’accès à une solution opérationnelle.

Construire une plateforme Mistral AI Studio

La plateforme Mistral AI Studio répond aux projets qui nécessitent plusieurs modèles et plusieurs scénarios d’utilisation. Elle peut être pertinente lorsqu’une administration souhaite analyser des documents, effectuer de la reconnaissance optique de caractères, vérifier des informations ou recouper un formulaire avec une pièce d’identité.

Dans cette configuration, l’offre est construite avec le client. Les cas d’usage sont analysés en amont afin de sélectionner les modèles adaptés. Il est généralement recommandé de commencer par deux ou trois cas d’usage clairement définis, puis de composer une solution cohérente autour de ces besoins.

Cette approche permet de créer un environnement personnalisé et évolutif. Mistral accompagne également le client dans le réglage de la solution et son adaptation aux usages identifiés. Un accompagnement complémentaire peut être prévu pour les opérations liées à Kubernetes, notamment la mise à jour des modèles et les montées de version de la plateforme.

Vers une consommation hybride des modèles

Les organisations peuvent avoir besoin de plusieurs familles de modèles selon leurs cas d’usage. Un modèle Mistral peut convenir à un scénario, tandis qu’un modèle Llama ou un autre modèle open source peut répondre plus efficacement à une autre tâche.

Cette évolution conduit vers une consommation hybride des modèles. L’objectif annoncé pour le premier semestre 2027 est de proposer une AI Factory capable d’adapter la consommation des GPU à l’intensité des cas d’usage et aux modèles utilisés.

Une telle approche doit permettre d’allouer les ressources en fonction des besoins réels. Elle ouvre la voie à une utilisation plus souple de l’infrastructure d’IA, avec une capacité d’adaptation accrue entre les modèles, les charges de travail et les niveaux de performance attendus.

Réussir le passage de la preuve de concept à la production

Choisir un premier cas d’usage maîtrisable

Le choix du premier cas d’usage conditionne la suite du projet. Une organisation gagne à commencer par un besoin clairement délimité, suffisamment utile pour produire des résultats mesurables et suffisamment simple pour être maîtrisé rapidement.

Cette première étape permet d’identifier les contraintes techniques, les exigences de sécurité, les besoins d’accompagnement et les modalités de suivi. Elle fournit également un retour d’expérience utile avant d’étendre l’IA à des processus plus complexes.

La démarche peut suivre trois priorités :

  • sélectionner un cas d’usage concret et peu complexe ;
  • mesurer les résultats et la consommation des ressources ;
  • préparer l’extension vers d’autres cas d’usage.

Organiser des ateliers de sécurité

Les ateliers de sécurité occupent une place importante dans les projets comprenant plusieurs modèles ou des données sensibles. Ils permettent de définir les utilisateurs autorisés, les rôles, les droits d’accès et les conditions d’utilisation de la plateforme.

Cette préparation doit intervenir avant le déploiement opérationnel. Elle contribue à instaurer un cadre de confiance et à aligner l’environnement technique avec les exigences internes de sécurité de l’organisation.

La sécurité concerne également la gouvernance du projet. Les équipes doivent savoir quelles données peuvent être traitées, par quels utilisateurs et dans quelles conditions. Ces règles facilitent l’adoption de la solution et limitent les usages non maîtrisés.

Prévoir l’accompagnement opérationnel

Le niveau d’accompagnement dépend de l’offre retenue et des compétences disponibles en interne. Une organisation qui consomme directement des ressources de calcul doit disposer des capacités nécessaires pour administrer son environnement. Une solution clé en main réduit cette charge. Une plateforme multi modèles demande une collaboration plus étroite autour des cas d’usage, des modèles et de leur évolution.

L’accompagnement peut également couvrir les opérations Kubernetes, les mises à jour des modèles, les évolutions de version et l’optimisation de la plateforme. Cette dimension devient particulièrement importante lorsque la solution passe de l’expérimentation à la production.

Piloter les coûts et l’empreinte environnementale

La maîtrise de la consommation constitue un enjeu majeur dans la commande publique. Le budget disponible doit être mis en regard des ressources utilisées, qu’il s’agisse des GPU, des tokens ou des autres composants Cloud.

Un suivi mensuel permet d’identifier les ressources commandées mais peu consommées, puis d’ajuster l’environnement. Cette revue de consommation aide également à préparer l’extension du projet en s’appuyant sur des données réelles plutôt que sur des estimations initiales.

Le FinOps apporte un cadre de pilotage financier. Il permet de rapprocher les ressources mobilisées des usages effectivement observés et d’arbitrer entre performance, souveraineté, coût, support et capacité d’évolution.

Le Green IT complète cette analyse. Une calculette carbone permet de suivre l’évolution de l’empreinte liée à la consommation des ressources. Elle peut révéler une surconsommation provoquée par des machines virtuelles laissées actives pendant des périodes sans activité ou par des ressources mobilisées sans besoin opérationnel correspondant.

Le suivi de la consommation financière et environnementale doit accompagner le projet dès ses premières étapes. Il favorise une utilisation plus précise des ressources et facilite les décisions liées au passage à l’échelle.

Arbitrer entre souveraineté, performance et évolutivité

Le choix d’un environnement d’IA ne repose pas sur un seul critère. Les organisations doivent examiner simultanément la localisation des données, le niveau de sécurité, la conformité attendue, les performances, le coût, la qualité du support et la capacité d’évolution.

La souveraineté prend une importance particulière lorsque les données sont sensibles. Dans ce contexte, un environnement situé en France et conçu pour répondre aux exigences de sécurité apporte un cadre adapté aux projets publics et parapublics.

La performance doit ensuite être évaluée selon les cas d’usage. Un modèle destiné à l’analyse de documents ne mobilise pas nécessairement les mêmes ressources qu’un environnement utilisant plusieurs modèles et plusieurs traitements simultanés.

Enfin, l’évolutivité doit être intégrée à la décision. Une solution adaptée à une preuve de concept peut devenir insuffisante lorsque le nombre d’utilisateurs, de documents ou de cas d’usage augmente. Le choix initial doit donc préserver la possibilité d’une industrialisation progressive.

Conclusion

L’IA souveraine sur le Cloud public offre aux organisations publiques un cadre concret pour expérimenter, sécuriser et industrialiser leurs usages de l’intelligence artificielle. Le marché Nuage Public simplifie l’accès aux fournisseurs, aux offres Cloud et aux conditions adaptées à la commande publique.

La démarche la plus efficace consiste à commencer par un cas d’usage maîtrisable, à sécuriser les accès et les données, à suivre les consommations, puis à préparer l’extension vers plusieurs modèles et plusieurs scénarios. Les offres de ressources de calcul, les bundles Mistral et la plateforme Mistral AI Studio permettent d’adapter le niveau de liberté et d’accompagnement aux objectifs du projet. 

Découvrez les solutions disponibles sur OUTSCALE Marketplace 

L’article IA souveraine et Cloud Souverain : comment accélérer les projets du secteur public ? est apparu en premier sur OUTSCALE blog.]]>
SecNumCloud, la qualification devenue obligatoire pour les données sensibles de l’État : le guide complet du cadre juridique et du périmètre d’application https://blog.outscale.com/secnumcloud-la-qualification-devenue-obligatoire-pour-les-donnees-sensibles-de-letat-le-guide-complet-du-cadre-juridique-et-du-perimetre-dapplication/ Thu, 17 Sep 2026 08:14:31 +0000 https://blog.outscale.com/?p=16132 Depuis le 22 août 2026, la donne a changé pour les administrations françaises qui hébergent leurs…

L’article SecNumCloud, la qualification devenue obligatoire pour les données sensibles de l’État : le guide complet du cadre juridique et du périmètre d’application est apparu en premier sur OUTSCALE blog.]]>

Depuis le 22 août 2026, la donne a changé pour les administrations françaises qui hébergent leurs données les plus sensibles dans le Cloud. Un arrêté publié au Journal officiel approuve le référentiel SecNumCloud comme référentiel permettant de répondre aux exigences de sécurité et de protection prévues par le nouveau cadre réglementaire.

Ce basculement juridique, préparé depuis plusieurs années, pose une question concrète pour les administrations, leurs opérateurs et les entreprises qui travaillent avec elles : qui est concerné, à partir de quand, et pour quelles données précisément ?

Ce guide fait le point sur le cadre juridique, le périmètre de l’obligation, la place de SecNumCloud face aux autres référentiels de sécurité, et les perspectives d’évolution de cette doctrine de souveraineté numérique.

Qu'est-ce que SecNumCloud ?

SecNumCloud est le référentiel de qualification des prestataires de services Cloud, élaboré et délivré par l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information). Créé en 2016, il a connu plusieurs évolutions, la version 3.2 étant aujourd’hui la référence en vigueur.

Un point de vocabulaire important à clarifier d’emblée : SecNumCloud est une qualification, et non une certification au sens où l’entendent ISO 27001 ou HDS. Une qualification ANSSI implique une évaluation par un prestataire d’audit agréé, sur la base de laquelle l’agence délivre elle-même la reconnaissance : un processus plus exigeant et plus encadré qu’une certification délivrée par un organisme accrédité classique.

SecNumCloud atteste concrètement d’un niveau de sécurité technique et organisationnelle élevé, mais aussi et surtout une garantie d’immunité vis-à-vis des législations extraterritoriales étrangères, au premier rang desquelles le Cloud Act américain et le FISA. C’est cette dimension d’indépendance juridique qui distingue SecNumCloud.

Le cadre juridique qui a rendu SecNumCloud obligatoire

Depuis quand SecNumCloud est-il vraiment obligatoire, et pas seulement recommandé ? Existe-t-il des dérogations ? Une certification européenne équivalente peut-elle suffire ? 

Ce sont les questions qui reviennent le plus souvent sur ce volet. La réponse tient dans une chronologie précise, construite en trois temps.

L’obligation ne surgit pas de nulle part : elle est l’aboutissement d’une trajectoire amorcée dès 2021, avec la doctrine gouvernementale “Cloud au centre”, qui recommandait déjà aux administrations de recourir à des offres qualifiées pour certaines données sensibles. Trois textes ont ensuite construit, étape par étape, le cadre juridique actuel :

  • La loi SREN (2024), dans son article 31, pose le principe d’une obligation de recours à des prestataires qualifiés SecNumCloud pour l’hébergement des données sensibles de l’État.
  • Le décret n° 2026-272 du 14 avril 2026 précise les modalités d’application : qui est concerné, ce que recouvre la notion de donnée sensible, et le régime de dérogation applicable.
  • L’arrêté du 12 août 2026, publié au Journal officiel le 14 août, approuve officiellement le référentiel SecNumCloud 3.2 comme référentiel technique de mise en œuvre. C’est ce texte qui donne sa force obligatoire à ce qui, jusque-là, restait une bonne pratique fortement recommandée.

Le décret prévoit un régime pour certains projets déjà engagés. Ce n’est pas une facilité commerciale : la dérogation doit être motivée, encadrée, rendue publique selon les conditions prévues, et validée au niveau requis. Elle ne permet pas de neutraliser durablement les exigences de souveraineté et de sécurité.

Cette chronologie mérite d’être comprise dans son ensemble : elle montre une doctrine de souveraineté numérique construite progressivement, chaque texte venant préciser et renforcer le précédent.

Qui est concerné par l'obligation SecNumCloud, et quelles données sensibles sont visées ?

Le périmètre de l’obligation est précis. Sont notamment concernés :

  • les administrations centrales de l’État et les services nationaux délocalisés ;
  • leurs opérateurs de l’État;
  • certains groupements d’intérêt public (GIP) faisant partie du périmètre défini par les textes.

Ces entités sont soumises à l’obligation lorsqu’elles recourent à un prestataire privé pour héberger des données sensibles au sens du décret, c’est-à-dire des données dont la violation porterait atteinte à l’ordre public, à la sécurité publique, ou à la santé publique.

Les collectivités territoriales, sont-elles concernées par l’obligation SecNumCloud ?

Les collectivités territoriales ne sont pas directement visées par le périmètre actuel de l’article 31 de la loi SREN. 

Elles peuvent néanmoins choisir de recourir à des offres qualifiées SecNumCloud afin de répondre à leurs propres exigences de sécurité, de souveraineté et de protection des données.

Le cadre réglementaire autour de la souveraineté des achats numériques étant susceptible d’évoluer, ce sujet reste néanmoins à suivre pour les collectivités et leurs DSI.

SecNumCloud face aux autres référentiels

SecNumCloud n’est pas en concurrence avec ISO 27001 ou HDS : ces certifications répondent à des logiques différentes, et une organisation peut tout à fait cumuler plusieurs qualifications ou certifications.

  • ISO 27001 est une norme internationale de management de la sécurité de l’information, sans dimension de souveraineté juridique.
  • HDS (Hébergeur de Données de Santé) est une certification sectorielle, propre aux données de santé.
  • SecNumCloud est une qualification spécifiquement conçue pour les services Cloud, combinant des exigences élevées en matière de sécurité, d’exploitation et de souveraineté.

Au niveau européen, l’EUCS, un schéma de certification Cloud harmonisé, est en discussion depuis plusieurs années pour offrir un équivalent à l’échelle de l’Union. Il reste toutefois en cours de négociation et n’a pas vocation à remplacer SecNumCloud à court terme.

Ce que ça change concrètement pour les acteurs publics et leurs prestataires

Un point mérite d’être clarifié : l’obligation SecNumCloud ne signifie pas que le candidat à un marché public (une agence de développement web ou un éditeur de logiciel métier, par exemple) doit nécessairement être lui-même qualifié de bout en bout.

En revanche, dès lors que le projet touche aux données sensibles de l’État, l’exigence porte sur un maillon précis et non négociable : l’hébergement. Le candidat retenu devra faire héberger ces données sur une infrastructure Cloud qui, elle, possède la qualification SecNumCloud ou une équivalence européenne reconnue par l’ANSSI. C’est cette brique d’infrastructure qui constitue le standard de conformité incontournable.

Conclusion

L’arrêté du 12 août 2026 referme un chantier juridique engagé depuis la loi SREN de 2024 : SecNumCloud n’est plus une bonne pratique recommandée, c’est désormais une condition légale pour l’hébergement des données les plus sensibles de l’État. Le périmètre reste ciblé aujourd’hui, mais la trajectoire est claire.

Aujourd’hui, une dizaine d’offres sont qualifiées SecNumCloud en France, parmi lesquelles l’offre Cloud public d’OUTSCALE.

Pionnier, OUTSCALE a été le premier acteur du Cloud public à obtenir la qualification SecNumCloud en 2019, et dispose également de la certification HDS, permettant d’adresser les besoins des organisations ayant des exigences spécifiques en matière d’hébergement de données de santé.

Découvrez l’infrastructure Cloud souveraine d’OUTSCALE.

L’article SecNumCloud, la qualification devenue obligatoire pour les données sensibles de l’État : le guide complet du cadre juridique et du périmètre d’application est apparu en premier sur OUTSCALE blog.]]>
Facturation électronique : comment choisir l’infrastructure Cloud de sa Plateforme Agréée ? https://blog.outscale.com/facturation-electronique-comment-choisir-linfrastructure-cloud-de-sa-plateforme-agreee/ Wed, 02 Sep 2026 11:48:35 +0000 https://blog.outscale.com/?p=16085 La réforme de la facturation électronique transforme profondément les échanges entre les entreprises et l’administration fiscale.…

L’article Facturation électronique : comment choisir l’infrastructure Cloud de sa Plateforme Agréée ? est apparu en premier sur OUTSCALE blog.]]>

La réforme de la facturation électronique transforme profondément les échanges entre les entreprises et l’administration fiscale. À partir de 2026, les Plateformes Agréées auront un rôle central, car elles devront transmettre, traiter et sécuriser d’importants volumes de données de facturation et de reporting fiscal. 

Dans ce contexte, le choix de l’infrastructure Cloud n’est plus qu’un simple sujet technique. Il représente un enjeu stratégique qui influence directement la conformité, la sécurité, la disponibilité des services et la confiance des clients. 

Alors, quels critères doivent guider le choix d’une infrastructure Cloud pour une Plateforme Agréée ?

Où héberger ses données et dans quelles conditions ?

Dans le cadre des Plateformes Agréées, les données concernées sont sensibles (fiscales, financières ou commerciales). La localisation et la gouvernance de ces données sont des enjeux majeurs.

Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD)

Le premier point d’attention concerne la conformité au Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) qui exige que les données personnelles soient collectées, traitées et stockées conformément à la législation européenne de protection des données.

La localisation des données dans l’Union européenne

Au-delà du RGPD, l’enjeu principal est de s’assurer que les données sont localisées dans l’Union européenne. En hébergeant les données dans l’UE permet de garantir un cadre réglementaire coordonné et de limiter les risques induits par des législations extraterritoriales qui pourraient exiger un accès aux données dans des pays tiers.

Pour les acteurs de la facturation électronique, bénéficier d’une infrastructure Cloud opérée en France ou en Europe concourt ainsi à une meilleure maîtrise des données, et répond aux attentes de plus en plus pressantes des entreprises en matière de souveraineté numérique.

​​La norme ISO 27001, cadre de la gestion de la sécurité de l’information

Au plan international, la norme ISO 27001 est la référence pour le management de la sécurité de l’information. Elle garantit que le fournisseur Cloud s’inscrit dans une démarche structurée pour identifier, évaluer et traiter les risques de sécurité liés à ses données.

Pour une Plateforme Agréée, un fournisseur certifié ISO 27001 constitue un cadre reconnu permettant d’appréhender la gestion des risques, la protection des actifs informationnels et l’amélioration continue des pratiques de sécurité.

SecNumCloud, norme de plus haut niveau d’exigence en France

La qualification SecNumCloud délivrée par l’ANSSI est aujourd’hui le référentiel le plus exigeant pour les fournisseurs de services Cloud opérant en France, notamment en matière de : 

  • sécurité des infrastructures;
  • protection des données;
  • gestion des accès et des identités;
  • résilience des services; 
  • processus opérationnels;
  • gouvernance du fournisseur Cloud.

Pour les Plateformes Agréées, qui traitent des données fiscales sensibles et exercent un rôle clé dans la chaîne de confiance de la réforme, le recours à un Cloud qualifié SecNumCloud qui accroît la sécurité et la crédibilité de leur offre.

Vérifier les fondamentaux sécurité

Les Plateformes Agréées sont des tiers de confiance qui font preuve de capacité à protéger leurs données des aléas de la perte, de l’altération, d’un accès non autorisé.

Plusieurs points sont à examiner lors du choix d’un fournisseur Cloud :

  • chiffrement des données au repos et en transit;
  • gestion des identités et des accès;
  • journalisation et traçabilité des opérations;
  • supervision des environnements en continu;
  • dispositifs de sauvegarde et récupération d’activité;
  • protection contre les cyberattaques.

Ces mécanismes doivent être au cœur de l’infrastructure pour limiter les risques et faciliter la conformité.

Assurer une disponibilité adaptée à des services critiques

Le mécanisme de facturation électronique repose sur des échanges continus entre les entreprises, les Plateformes Agréées et l’administration fiscale.

Une interruption prolongée de service peut causer des problèmes pour les opérations de l’entreprise et compromettre la satisfaction des obligations réglementaires.

L’infrastructure Cloud doit donc permettre :

  • une architecture redondée;
  • plusieurs zones de disponibilité; 
  • des mécanismes de bascule automatique;
  • des plans de continuité et de reprise d’activité;
  • des objectifs de disponibilité clairement définis.

Il s’agit de garantir la continuité des services même en cas d’incident majeur et de procéder à la transmission des données dans le respect des délais attendus.

Prendre en compte les audits et les exigences de conformité en amont

Les Plateformes Agréées évoluent dans une forte réglementation. Elles doivent être prêtes à attester de leur conformité auprès des différentes autorités, de leurs clients, de leurs partenaires.

Le choix de l’infrastructure doit autant que possible concourir à cette démonstration. Un fournisseur Cloud qui a une certification ISO 27001, une qualification SecNumCloud, une documentation complète, une expérience des processus d’audit permettra aux éditeurs de dégager un temps considérable lors des contrôles et des évaluations de conformité. Il convient de s’assurer que :

  • des rapports d’audit sont disponibles;
  • des attestations de certification peuvent être produites;
  • des documents RGPD de conformité sont fournis;
  • les données sont localisées dans l’Union européenne;
  • les systèmes de traçabilité et de reporting ne laissent rien au hasard.

Cette préparation amont éliminant les risques réglementaires favorise la croissance de la plateforme.

Faire du Cloud un atout stratégique

La réforme de la facturation électronique exige des Plateformes Agréées des véritables impératifs en matière de sécurité, de conformité et de disponibilité.

Dans ce contexte, le Cloud ne peut plus être considéré comme une simple infrastructure technique, mais plutôt comme l’élément central de la chaîne de confiance mise en place entre les entreprises, les plateformes et l’administration fiscale.

Pour les acteurs de la facturation électronique, quatre critères sont ainsi devenus incontournables : compliance RGPD, localisation des données au sein de l’Union européenne, certification ISO 27001, qualification SecNumCloud, réservée à ceux qui recherchent le plus haut niveau de confiance. 

Opter pour une infrastructure qui respecte ces critères permet non seulement de respecter les obligations légales, mais aussi d’augmenter sa crédibilité sur un marché en évolution. Cela devient un réel avantage face à la concurrence pour les Plateformes Agréées.

L’article Facturation électronique : comment choisir l’infrastructure Cloud de sa Plateforme Agréée ? est apparu en premier sur OUTSCALE blog.]]>
Garantir la souveraineté et la sécurité des données dans un Cloud souverain grâce aux technologies Ercom https://blog.outscale.com/garantir-la-souverainete-et-la-securite-des-donnees-dans-un-cloud-souverain-grace-aux-technologies-ercom/ Tue, 01 Sep 2026 12:09:56 +0000 https://blog.outscale.com/?p=16075 La souveraineté des données ne se résume pas au lieu d’hébergement. Pour réellement protéger des informations…

L’article Garantir la souveraineté et la sécurité des données dans un Cloud souverain grâce aux technologies Ercom est apparu en premier sur OUTSCALE blog.]]>

La souveraineté des données ne se résume pas au lieu d’hébergement. Pour réellement protéger des informations sensibles, il est essentiel de combiner un Cloud qualifié, une maîtrise des clés de chiffrement et un contrôle fin des accès au niveau applicatif. Cette prise de parole de Christophe Thomas, Responsable de l’activité Citadel Team et Cryptobox, et Clément Huyart, Responsable DevOps chez ERCOM (Groupe Thales), lors de l’événement OUTSCALE EXPERIENCES, propose un éclairage concret sur les leviers techniques et opérationnels permettant de garantir une véritable souveraineté des données.

Le Cloud souverain ne suffit pas à lui seul

Choisir un Cloud souverain constitue une première étape décisive, notamment lorsqu’il est qualifié SecNumCloud par l’ANSSI et complété par des certifications comme HDS ou ISO 27001/27017/27018. OUTSCALE met en avant ce positionnement avec une qualification SecNumCloud 3.2 et une protection renforcée contre les réglementations extraterritoriales, ce qui répond aux exigences des organisations qui manipulent des données sensibles ou stratégiques.

Mais l’hébergement, même de très haut niveau, ne couvre pas à lui seul toute la chaîne de confiance. Une vraie démarche de sécurité impose aussi de savoir qui détient les clés de chiffrement, qui autorise l’accès aux données et comment empêcher qu’un tiers technique puisse consulter les contenus.

L’approche de composition : infrastructure plus couche applicative

C’est précisément là que l’approche de composition prend tout son sens : s’appuyer sur une infrastructure Cloud souveraine, puis ajouter des briques applicatives conçues pour maintenir la confidentialité jusqu’à l’usage métier. Le cadre SecNumCloud 3.2 mentionne d’ailleurs explicitement ce principe de composition comme levier pour bâtir un écosystème de confiance.

Dans cette logique, Ercom, société française intégrée au groupe Thales, positionne ses solutions comme une couche complémentaire de protection des communications et des données. Thales présente Cryptobox comme une solution de partage de fichiers et de collaboration sécurisée, et Citadel Team comme une alternative de confiance pour la messagerie sécurisée, d’audio et de visioconférence professionnelle.

Chiffrement de bout en bout et contrôle des accès

Le cœur de la promesse repose sur deux mécanismes : le chiffrement de bout en bout et le contrôle d’accès piloté par les utilisateurs autorisés. Cette logique vise à faire en sorte que la donnée reste protégée non seulement pendant son stockage ou son transport, mais aussi face à l’opérateur du service ou à l’administrateur technique qui n’a pas à connaître le contenu.

Dans le cas de Cryptobox, solution utilisée par les entités gouvernementales les plus exigeantes et grandes entreprises internationales, cette exigence de sécurité est appuyée par son usage Diffusion Restreinte (Certification Critères Communs EAL3+ et Qualification Standard).

Deux usages clés : collaborer et communiquer en confiance

Premier usage critique : le partage de fichiers et la collaboration. Avec une solution comme Cryptobox, l’objectif est d’offrir l’expérience attendue d’un drive d’entreprise tout en conservant une gouvernance stricte sur les membres des espaces de travail, les liens de partage et l’accès réel aux documents sensibles. Thales positionne clairement Cryptobox pour le partage de fichiers et la collaboration sécurisée, en Cloud, SecNumCloud 3.2, Hybride ou en On Premise, sur PC, tablette et smartphone.

Deuxième usage stratégique : la communication en temps réel. Citadel Team vise à fournir une messagerie, une téléphonie collaborative et une visioconférence professionnelle plus souveraines que les outils grand public, avec une attention particulière portée à la protection des échanges et à la maîtrise des environnements d’usage. Thales décrit cette solution comme une alternative de confiance aux messageries sécurisées et outils d’audio/visioconférence généralistes.

L’interopérabilité, un enjeu de souveraineté opérationnelle

La souveraineté ne consiste pas à recréer des silos fermés, mais à bâtir des environnements maîtrisés capables d’échanger avec le bon niveau de contrôle. Sur ce terrain, l’écosystème Matrix, sur lequel se base Citadel Team, occupe une place importante : Tchap, la messagerie de l’État portée par la DINUM, repose sur ce protocole, ce qui en fait une base crédible pour des communications sécurisées et interopérables dans des contextes institutionnels.

Cette dimension est essentielle pour les organisations publiques et privées qui veulent rester ouvertes à leur écosystème sans abandonner la maîtrise de leurs flux. L’enjeu n’est donc pas seulement de chiffrer, mais de décider avec qui communiquer, dans quelles conditions et selon quelles politiques d’accès.

Conclusion

En somme, la souveraineté des données ne repose pas uniquement sur le choix d’un Cloud français ou qualifié, mais sur l’addition de trois garanties : un hébergement de confiance, un chiffrement réellement maîtrisé et un contrôle strict des accès. C’est cette combinaison qui transforme un simple environnement Cloud en un véritable socle de confiance.

Les technologies Ercom s’inscrivent précisément dans cette logique en ajoutant, au-dessus du Cloud souverain, une couche applicative pensée pour protéger les échanges, les fichiers et les usages collaboratifs sans sacrifier l’expérience utilisateur. Elles permettent ainsi aux organisations de garder la main sur leurs données tout en restant compatibles avec les exigences opérationnelles du quotidien.

La sécurité efficace n’est pas une barrière à l’usage, mais une condition de la confiance et de l’adoption. En combinant Cloud souverain, chiffrement de bout en bout et gouvernance fine, les entreprises et les administrations peuvent enfin concilier protection, souveraineté, conformité et collaboration.

L’article Garantir la souveraineté et la sécurité des données dans un Cloud souverain grâce aux technologies Ercom est apparu en premier sur OUTSCALE blog.]]>
Consortium ÆTHER : l’Europe se dote d’une capacité industrielle pour l’IA à l’échelle https://blog.outscale.com/consortium-aether-leurope-se-dote-dune-capacite-industrielle-pour-lia-a-lechelle/ Wed, 29 Jul 2026 08:21:38 +0000 https://blog.outscale.com/?p=16000 Chaque année, les entreprises européennes versent des dizaines de milliards d’euros aux acteurs américains pour leurs…

L’article Consortium ÆTHER : l’Europe se dote d’une capacité industrielle pour l’IA à l’échelle est apparu en premier sur OUTSCALE blog.]]>

Chaque année, les entreprises européennes versent des dizaines de milliards d’euros aux acteurs américains pour leurs logiciels et services Cloud : une dépendance aujourd’hui documentée par plusieurs rapports parlementaires, qui appellent à une reconquête de la souveraineté numérique européenne.

Mais une dynamique de souveraineté ne se décrète pas depuis un rapport : elle se construit par l’exemple, et par des capacités industrielles concrètes. C’est précisément l’ambition que porte le consortium européen ÆTHER, auquel prend part OUTSCALE, marque Cloud et IA de Dassault Systèmes.

Qu'est-ce que le consortium ÆTHER ?

ÆTHER réunit des acteurs européens complémentaires de l’énergie, de la construction, du calcul haute performance, des semi-conducteurs, du Cloud et de l’IA : 2CRSi, SiPearl, Axelera AI, Viridien, Ès, Socomec, Haffner Energy, Equans, Demathieu Bard, Nhood et Projex Ingénierie, aux côtés d’OUTSCALE.

Le consortium porte une ambition simple : démontrer que l’Europe dispose de toutes les compétences nécessaires pour concevoir, construire, alimenter, exploiter et faire évoluer les infrastructures d’intelligence artificielle.

Le consortium a annoncé sa candidature à l’appel d’offres « AI Gigafactory » de la Commission européenne, lancé dans le cadre de sa stratégie de souveraineté numérique et industrielle. Le projet vise deux sites dans la région de Strasbourg, FR-SXB1 et FR-SXB2, actuellement en négociation avancée d’acquisition — avec une ambition d’atteindre à terme une capacité électrique supérieure à 400 MW.

“L’IA industrielle ne tiendra ses promesses que si l’Europe se dote d’une infrastructure à la hauteur de ses ambitions,” Florence Verzelen, Executive Vice President EMEA, Dassault Systèmes.

Le rôle d'OUTSCALE : transformer le calcul en services Cloud et IA souverains, sécurisés et industrialisés

Concrètement, OUTSCALE apporte à ÆTHER son expertise d’opérateur Cloud et IA souverain : la capacité à transformer une puissance de calcul à grande échelle en services sécurisés, gouvernés et industrialisés pour les entreprises, les institutions et les acteurs de la recherche.

“Fort de son rôle de socle Cloud et IA de Dassault Systèmes, OUTSCALE apporte à ÆTHER une expertise unique au croisement du Cloud souverain, du calcul haute performance et des usages industriels critiques. Notre ambition est de permettre aux entreprises, aux institutions et aux acteurs de la recherche de développer et d’opérer leurs modèles d’IA dans des environnements performants, maîtrisés et souverains, au service de la protection des données et de la propriété intellectuelle. Avec ÆTHER, l’Europe se dote d’une capacité industrielle stratégique pour concevoir, héberger et exploiter l’IA à l’échelle,” Arnaud Bertrand, CTO, OUTSCALE, et SVP R&D Cloud, Dassault Systèmes.

Une capacité qui renforce une stratégie déjà engagée

La participation à ÆTHER ne part pas de rien : elle vient renforcer la stratégie AI Factories que Dassault Systèmes a confiée à OUTSCALE, qui vise déjà à fournir les capacités de Cloud, d’orchestration et d’exécution nécessaires pour entraîner, inférer et opérer des modèles IA à grande échelle dans des environnements critiques. ÆTHER apporte à cette trajectoire une capacité européenne supplémentaire, cohérente avec les besoins de souveraineté, de performance et de passage à l’échelle de l’IA industrielle.

Tous les maillons existent déjà : reste à les connecter

L’Europe dispose aujourd’hui de l’ensemble des maillons de la chaîne de valeur de l’IA : énergie, Cloud, calcul haute performance, semi-conducteurs, logiciel industriel, recherche. La valeur du consortium ÆTHER, ainsi que de tout projet d’AI Gigafactory, se mesurera à sa capacité à connecter ces maillons pour servir des usages concrets : entraîner des modèles, les adapter, les opérer, les sécuriser, les gouverner et les intégrer aux processus métiers des organisations.

C’est cette ambition que portent, ensemble, OUTSCALE, Dassault Systèmes et l’ensemble des partenaires du consortium ÆTHER.

Consulter le communiqué de presse.

L’article Consortium ÆTHER : l’Europe se dote d’une capacité industrielle pour l’IA à l’échelle est apparu en premier sur OUTSCALE blog.]]>
Comment l’Europe peut-elle assurer le déploiement d’une IA souveraine et fiable ? https://blog.outscale.com/comment-leurope-peut-elle-assurer-le-deploiement-dune-ia-souveraine-et-fiable/ Wed, 22 Jul 2026 13:16:31 +0000 https://blog.outscale.com/?p=15939 L’intelligence artificielle franchit aujourd’hui l’étape de l’industrialisation. Au-delà des enjeux techniques, cette phase de passage à…

L’article Comment l’Europe peut-elle assurer le déploiement d’une IA souveraine et fiable ? est apparu en premier sur OUTSCALE blog.]]>

L’intelligence artificielle franchit aujourd’hui l’étape de l’industrialisation. Au-delà des enjeux techniques, cette phase de passage à l’échelle soulève une question stratégique pour le continent européen : les conditions nécessaires à l’émergence d’une IA performante, autonome et digne de confiance.

Dans le cadre d’OUTSCALE EXPERIENCES 2026, Igor Caron (Co-fondateur, LightOn), Emmanuel Leroux (Directeur Général, Bull) et Mathieu Feuillet (CISO, Dassault Systèmes) ont partagé leurs visions sur les piliers de cette réussite européenne.

L'infrastructure au cœur de la souveraineté technologique

L’indépendance numérique ne peut être réelle sans une maîtrise totale de la chaîne de valeur. Emmanuel Leroux rappelle que la souveraineté passe impérativement par le contrôle du « compute », englobant aussi bien les composants physiques que les firmwares et les plateformes logicielles.

Actuellement, l’Europe subit une forte dépendance vis-à-vis des GPU étrangers et des aléas des chaînes d’approvisionnement mondiales. Pour y remédier, il est crucial de renforcer les capacités industrielles et de consolider des infrastructures propres au continent.

En définitive, sans une autonomie matérielle et logicielle solide, la capacité d’innovation européenne demeurera précaire et tributaire de décisions extérieures.

L’éthique comme levier de compétitivité

Loin d’être une simple contrainte, la confiance s’établit comme le moteur essentiel de l’adoption des technologies. Elle ne peut être imposée, mais doit se bâtir patiemment par des preuves concrètes.

Cette démarche se traduit chez Dassault Systèmes par un cadre rigoureux articulé autour de piliers fondamentaux : la primauté de la supervision humaine, la sécurité des systèmes, le respect strict de la propriété intellectuelle, ainsi que l’équité, la transparence et la responsabilité écologique.

Pour les acteurs économiques, l’interrogation dépasse désormais la faisabilité technique de l’IA pour se concentrer sur sa fiabilité. Répondre à cet enjeu nécessite d’apporter des assurances tangibles concernant la gestion des données, le contrôle effectif des processus décisionnels et la parfaite traçabilité des résultats obtenus.

Valoriser l’expertise métier par l’IA

L’efficacité d’une solution d’intelligence artificielle ne se mesure pas seulement à la sophistication de ses algorithmes, mais surtout à son aptitude à mobiliser le patrimoine informationnel des entreprises.

Comme le souligne Igor Caron, les besoins viennent d’abord du terrain : les métiers veulent des outils d’IA intégrés à l’entreprise, capables d’exploiter les connaissances internes et les données sensibles de manière sécurisée.

Pour répondre à ce défi de façon concrète, LightOn mise sur une architecture technique pensée pour l’usage réel des entreprises. L’idée n’est pas de mobiliser systématiquement des infrastructures lourdes et coûteuses, mais de privilégier des traitements plus sobres, notamment à base de processeurs CPU, lorsque cela suffit aux besoins métier.

Cette approche s’appuie aussi sur la méthodologie RAG, qui consiste à connecter le modèle d’IA aux documents et connaissances internes de l’organisation. Au lieu de dépendre uniquement de la puissance brute d’un grand modèle, l’IA va chercher l’information pertinente dans les sources de l’entreprise, puis la reformule de manière exploitable, traçable et contextualisée.

L’intérêt est double : d’un côté, on réduit fortement les coûts d’infrastructure et de calcul ; de l’autre, on améliore la pertinence des réponses, parce que le système s’appuie sur des données internes à jour. Cela permet de construire une IA plus abordable, plus facile à déployer à grande échelle et plus rentable pour les organisations.

Au-delà de la souveraineté : l’impératif de l’excellence

Si la souveraineté constitue un socle indispensable, elle ne saurait être une fin en soi.

Pour rivaliser avec les puissances américaine et chinoise, l’Europe doit impérativement concevoir des technologies dont la compétitivité rayonne à l’international. Cette ambition requiert de dépasser une simple posture défensive pour embrasser une véritable culture de la performance globale.

L’objectif fondamental ne réside plus seulement dans la protection de nos frontières numériques, mais dans la capacité à mettre sur le marché des solutions supérieures.

Prioriser les cas d'usage pour catalyser le déploiement

L’absence de cas d’usage concrets constitue un frein majeur, bien que fréquemment occulté, au développement de l’IA en Europe.

Au-delà du simple déficit d’infrastructure, le continent souffre d’une faiblesse dans l’appropriation réelle des outils technologiques. Puisque l’usage est le moteur de la demande, il devient le seul véritable garant de la rentabilité des investissements.

Plutôt que de se focaliser exclusivement sur l’augmentation des puissances de calcul, l’effort doit porter sur la conception d’applications métiers spécialisées, ancrées dans les besoins du monde de la recherche, de la santé ou de l’industrie.

L’architecture au service de l’autonomie stratégique

L’accession à l’indépendance ne repose pas sur l’utilisation d’un outil monolithique, mais sur le déploiement de structures intelligentes.

L’exemple de Dassault Systèmes met en lumière cette méthode : en orchestrant une multitude de modèles spécialisés dans laquelle chacun remplit un rôle déterminé, il devient possible de garantir des résultats de haut niveau. Cette approche limite drastiquement l’assujettissement à un prestataire unique.

Ce modèle d’organisation permet ainsi de concilier harmonieusement les impératifs de performance technique et les exigences de souveraineté.

La confiance, clé de voûte de l’IA européenne

L’émergence d’une intelligence artificielle européenne digne de confiance ne dépend pas d’un facteur isolé, mais d’une synergie d’impératifs : une infrastructure sous contrôle, un cadre éthique robuste, l’exploitation des données spécifiques aux entreprises, une pointe technologique affirmée et le développement d’usages concrets.

Le continent possède déjà le savoir-faire et les partenaires nécessaires pour remporter cette bataille. Le défi majeur consiste désormais à fédérer ces atouts derrière un objectif commun : forger une IA qui soit à la fois protectrice de notre souveraineté, performante sur le plan mondial et largement intégrée dans nos économies.

Enseignements clés

1. La souveraineté passe d’abord par la maîtrise de l’infrastructure

L’Europe ne peut pas prétendre à une IA autonome sans contrôler toute la chaîne technologique, du matériel (notamment les GPU) jusqu’aux logiciels. Aujourd’hui, la dépendance aux acteurs étrangers fragilise sa capacité d’innovation. La priorité est donc de renforcer les capacités industrielles et de bâtir des infrastructures propres, condition indispensable pour décider librement et innover durablement.

2. La confiance et l’éthique deviennent un avantage compétitif

L’IA européenne doit se différencier par sa fiabilité. Cela implique des garanties fortes : supervision humaine, sécurité, transparence, respect des données et de la propriété intellectuelle. L’enjeu n’est plus seulement de faire fonctionner l’IA, mais de prouver qu’elle est digne de confiance. Cette exigence peut devenir un levier de compétitivité face aux autres puissances.

3. L’impact dépend des usages concrets et de la performance

Au-delà de la souveraineté, l’Europe doit créer de la valeur réelle. Cela passe par des cas d’usage métier (industrie, santé, etc.), l’exploitation des données spécifiques des entreprises et des architectures efficaces (comme des modèles spécialisés plutôt qu’un seul modèle général). L’objectif est double : accélérer l’adoption et proposer des solutions compétitives à l’échelle mondiale.

Ces trois axes : infrastructure, confiance, usages forment ensemble le socle d’une IA européenne à la fois souveraine, crédible et performante.

L’article Comment l’Europe peut-elle assurer le déploiement d’une IA souveraine et fiable ? est apparu en premier sur OUTSCALE blog.]]>
Souveraineté numérique : quand les solutions collaboratives passent à l’échelle https://blog.outscale.com/souverainete-numerique-quand-les-solutions-collaboratives-passent-a-lechelle/ Mon, 20 Jul 2026 15:38:04 +0000 https://blog.outscale.com/?p=15904 Le sujet n’est plus vraiment de savoir s’il faut adopter des solutions collaboratives souveraines, mais plutôt…

L’article Souveraineté numérique : quand les solutions collaboratives passent à l’échelle est apparu en premier sur OUTSCALE blog.]]>

Le sujet n’est plus vraiment de savoir s’il faut adopter des solutions collaboratives souveraines, mais plutôt comment les déployer concrètement à grande échelle. C’est précisément ce dont il a été question lors d’OUTSCALE Experiences 2026, à l’occasion d’une table ronde réunissant Stéphanie Schaer (ex-directrice de la DINUM), Jean-Pierre Lach (CEO de Private Discuss) et Philippe Miltin (CEO d’OUTSCALE).

La suite DINUM : 500 000 agents et un triptyque de solutions

Depuis plusieurs années, la DINUM coordonne un catalogue de ressources collaboratives interministérielles à destination des fonctionnaires de l’État. La continuité opérationnelle des services publics s’appuie aujourd’hui sur trois piliers technologiques majeurs :

  • Tchap : messagerie sécurisée comptabilisant plus de 800 000 comptes, dont un demi-million d’utilisateurs actifs.
  • Visio : solution de visioconférence de confiance dont le déploiement généralisé à tous les ministères a été acté début 2026.
  • France Transfert : plateforme dédiée au partage sécurisé de documents.

Ces solutions privilégient l’interopérabilité et les formats ouverts à l’image du protocole Matrix utilisé par Tchap. Leur hébergement est assuré au sein d’infrastructures qualifiées SecNumCloud par l’ANSSI, offrant ainsi une protection optimale pour les données sensibles de l’administration.

« La maîtrise de notre outil de visioconférence est capitale car il constitue le levier central de la gestion de crise. Son accessibilité doit être garantie en toutes circonstances et sur tout le territoire. » – Stéphanie Schaer, Ex Directrice interministérielle du numérique (DINUM)

Une architecture de sécurité robuste et planifiée

Pour Stéphanie Schaer, la résilience des solutions numériques de l’État ne doit rien au hasard. La DINUM déploie une stratégie de cybersécurité structurée en plusieurs strates, fruit d’une organisation rigoureuse.

Les piliers d'une protection continue

La sécurité est envisagée comme un processus dynamique et permanent. Cette approche s’appuie sur des fondements essentiels pour garantir l’intégrité des systèmes :

  • Conformité et certification : réalisation d’audits réguliers et d’homologations basées sur le référentiel de l’ANSSI ;
  • Hacking éthique : mise en œuvre de programmes de bug bounty sur l’intégralité des outils développés par la DINUM ;
  • Surveillance et réponse : présence d’un CSIRT dédié pour l’analyse des journaux d’événements et le traitement des incidents ;
  • Amélioration continue : analyse systématique des retours d’expérience après chaque incident de sécurité.

Le cadre réglementaire, renforcé par la loi SREN, impose désormais aux entités manipulant des données sensibles l’usage d’hébergements qualifiés SecNumCloud. À cet égard, OUTSCALE apporte une réponse parfaitement conforme à ces exigences.

Souveraineté ≠ perte de productivité

Jean-Pierre Lach, CEO de Private Discuss, a d’emblée écarté un préjugé tenace : celui selon lequel la souveraineté nuirait à l’efficacité.

« Personne ne se pose la question de la perte de productivité liée au fait de fermer à clé son siège social ou de faire du contrôle d’accès à l’entrée de ses bureaux. C’est un peu le même propos. » Jean-Pierre Lach, CEO de Private Discuss

Pour s’imposer face aux standards américains (Teams, Zoom, WhatsApp), Private Discuss a fait le choix d’une exigence totale : couverture fonctionnelle équivalente, expérience utilisateur au niveau des références du marché, maîtrise complète du code de bout en bout et jusqu’à la marque blanche pour les grands comptes qui souhaitent intégrer la solution à leur identité visuelle.

Parmi ses clients : EDF, qui a remporté un appel d’offres européen ouvert à tous les acteurs de la collaboration, avec une stratégie claire pour sécuriser 10 % de ses communications jugées sensibles. Ou encore Enedis et Fram.

Les cas d'usage les plus critiques

  • Webinaires privés dans le domaine de la défense, pour des avant-ventes sur des sujets R&D confidentiels
  • Collaboration multi-entreprises sur des projets de défense sensibles
  • Plans de continuité en cas de « kill switch » : des rooms de crise préconfigurées, activables en quelques minutes
  • Protection du processus de décision, pas seulement du document, mais des échanges qui entourent sa création
  • Conformité face aux lois extraterritoriales : utiliser un outil non maîtrisé peut constituer, de facto, une preuve de non-compliance devant un juge américain

Le rôle de l'infrastructure : SecNumCloud et IA

Philippe Miltin a souligné que sans infrastructure qualifiée, les meilleures applications collaboratives perdent leur valeur. La qualification SecNumCloud d’OUTSCALE est le socle sur lequel reposent les solutions de la DINUM et de Private Discuss.

Mais au-delà de la sécurité pure, c’est l’intégration de l’IA qui s’impose comme le différenciateur de demain. La transcription automatique, la synthèse de réunions, l’assistance en temps réel lors des visioconférences : ces fonctionnalités deviennent des attendus, pas des options. Et pour les fournir à grande échelle à des centaines de milliers d’utilisateurs côté État, à des dizaines de milliers côté entreprises critiques, il faut des capacités GPU souveraines.

« L’IA en termes de visio est une des caractéristiques maintenant absolument essentielles. » – Philippe Miltin, CEO, OUTSCALE

OUTSCALE accompagne aussi son écosystème de partenaires  : Jamespot, Interstis, Hexagone, CollabNext et héberge Swym, l’outil collaboratif intégré à la plateforme 3DEXPERIENCE de Dassault Systèmes, utilisé par 400 000 clients.

Vers des communs numériques européens

La dimension européenne est peut-être l’ambition la plus structurante à long terme. La DINUM œuvre à la construction d’une alliance européenne autour des communs numériques, concrétisée par la création d’un EDIC (European Digital Infrastructure Consortium). Les pays fondateurs : France, Allemagne, Pays-Bas, Italie, Luxembourg ont notamment été rejoints par la Pologne et le Danemark.

L’objectif : mutualiser les investissements publics-privés à l’échelle européenne pour développer des alternatives souveraines sur l’ensemble des couches technologiques (messagerie, Cloud, IA, cybersécurité) en s’appuyant sur les standards ouverts comme Matrix, OpenID ou Kubernetes.

Cette dynamique est désormais reconnue officiellement : la Commission européenne a récemment publié sa stratégie open source, qui identifie les communs numériques comme un levier de souveraineté à part entière.

Enseignements clés

La table ronde d’OUTSCALE Experiences 2026 l’a démontré concrètement : les solutions collaboratives souveraines ne sont plus réservées aux administrations pionnières. Elles équipent des centaines de milliers d’agents publics, des grands groupes industriels cotés ainsi que des acteurs de la défense, avec des niveaux de performance et d’expérience utilisateur qui n’ont plus rien à envier aux acteurs extra-européens.

La combinaison d’une infrastructure qualifiée SecNumCloud, d’applications construites sur des standards ouverts et d’une intégration croissante de l’IA dessine un écosystème souverain mature, capable de passer à l’échelle. Et la dynamique européenne en cours pourrait en faire, dans les prochaines années, un modèle exportable bien au-delà des frontières françaises.

L’article Souveraineté numérique : quand les solutions collaboratives passent à l’échelle est apparu en premier sur OUTSCALE blog.]]>
Comment les Douanes ont déployé une IA souveraine pour 17 800 agents ? https://blog.outscale.com/comment-les-douanes-ont-deploye-une-ia-souveraine-pour-17-800-agents/ Mon, 20 Jul 2026 09:01:58 +0000 https://blog.outscale.com/?p=15880 Dans le cadre d’OUTSCALE EXPERIENCES, cette plénière a mis en lumière une transformation majeure portée par…

L’article Comment les Douanes ont déployé une IA souveraine pour 17 800 agents ? est apparu en premier sur OUTSCALE blog.]]>

Dans le cadre d’OUTSCALE EXPERIENCES, cette plénière a mis en lumière une transformation majeure portée par la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI). Engagée dans une refonte complète de son code des douanes, passé de 500 à 1 200 articles, l’institution a dû accompagner une montée en compétence rapide de ses agents, confrontés à des évolutions réglementaires profondes.

Pour répondre à cet enjeu opérationnel, la DGDDI a déployé un assistant d’intelligence artificielle en langage naturel, accessible en mobilité, afin de faciliter l’application des nouvelles règles sur le terrain.

À cette occasion, Jérôme Sandrini, CRO chez OUTSCALE, Éric Laurent, chef du bureau « Soutien SI » à la DGDDI, et Quentin Lebourgeois, Leader IA Services Publics chez Sopra Steria, ont partagé leur retour d’expérience et leur vision de ce projet.

Enjeux et problématiques

La restructuration législative a engendré une perte de repères pour les agents : le passage à 1 200 articles a rendu l’application des règles moins prévisible, soulevant de multiples interrogations opérationnelles, surtout lors des missions itinérantes.

Après plusieurs expérimentations conduites à partir de 2024, la DGDDI a engagé une phase d’industrialisation en 2025 en vue d’un déploiement généralisé au 1er mai 2026.

Exigences et priorités stratégiques

Pour guider ses choix technologiques et contractuels, la DGDDI a établi un socle d’impératifs fondamentaux. La protection et la confidentialité des informations sensibles figuraient au premier plan, associées à une exigence de souveraineté impliquant un hébergement en France et une garantie de réversibilité des dispositifs.

Sur le plan opérationnel, l’outil devait faire preuve d’une performance et d’une robustesse suffisantes pour absorber la charge d’environ 17 800 utilisateurs, tout en conservant une flexibilité lui permettant de s’adapter aux évolutions des usages et de la réglementation. Face à ces contraintes de sécurité et de conformité, l’administration a privilégié une architecture souveraine fondée sur l’open source, via le canal de l’UGAP pour la passation des marchés.

Dispositifs et infrastructures mis en œuvre

Le dispositif instauré s’est appuyé sur trois entités clés : la DGDDI, qui a défini les besoins métier ; Sopra Steria, chargée de l’intégration technique et de la conception logicielle ; et OUTSCALE, qui a assuré l’hébergement sur une infrastructure Cloud souveraine qualifiée SecNumCloud, garantissant ainsi puissance de calcul (GPU), flexibilité et rapidité de mise en œuvre.

Afin de garantir un déploiement rapide et une montée en charge efficace sans investissements matériels lourds, OUTSCALE a mis à disposition une infrastructure Cloud industrialisée et optimisée pour les ressources GPU. 

Jérôme Sandrini, Chief Revenue Officer d’OUTSCALE, a souligné que, pour tout projet d’IA d’envergure, le recours au Cloud devient impératif : OUTSCALE offre « cette élasticité combinée à la sécurité et au fameux label SecNumCloud ». Il a également mis en avant le rôle crucial d’un écosystème de partenaires pour optimiser le time-to-market ainsi que l’intégration de nouveaux services à grande échelle.

Agissant comme un trait d’union entre l’infrastructure technique et les besoins opérationnels, Sopra Steria a industrialisé l’ensemble des composants : interfaces conversationnelles, pipelines d’ingestion, RAG et vectorisation. Pour garantir la sécurité et l’opérabilité, tout en prévenant le phénomène de « shadow AI », l’entreprise a assuré l’intégration au système d’information, notamment via l’annuaire, l’authentification et le SOC.

Selon Quentin Lebourgeois, Leader IA Services Publics chez Sopra Steria, « l’utilisation de solutions souveraines managées a permis de bâtir une réponse ciblée aux enjeux métiers, en s’affranchissant des complexités liées à la gestion de l’infrastructure ».

Selon la DGDDI, la réussite de ce projet a reposé sur plusieurs piliers stratégiques : un soutien affirmé de la direction, une hiérarchisation claire des besoins plaçant la sécurité et la souveraineté au premier plan, ainsi qu’une approche pragmatique tirée des expériences passées. Pour faciliter l’industrialisation, le déploiement a débuté par un cas d’usage simplifié. Comme le souligne Éric Laurent, chef du bureau « Soutien SI » à la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI), « l’objectif opérationnel était de fournir aux agents un assistant en langage naturel directement accessible sur leurs terminaux mobiles lors de leurs interventions quotidiennes ».

Enseignements clés

  • La valeur de l’IA générative réside dans sa capacité à satisfaire une nécessité métier immédiate. En se focalisant sur l’appui réglementaire pour les agents itinérants, la DGDDI a levé un blocage opérationnel majeur, ce qui a permis une intégration agile et une généralisation de l’outil à l’ensemble de l’organisation.

  • La réussite du projet repose sur un socle technique exigeant : l’utilisation d’un Cloud SecNumCloud, le recours à l’open source et le respect de critères de souveraineté tels que l’hébergement local, la réversibilité et l’interopérabilité avec le SI. Cette stratégie garantissait l’équilibre entre progrès technologique et respect des normes réglementaires.

  • Le succès de ce déploiement massif repose sur la complémentarité d’un trépied stratégique : la maîtrise des enjeux métiers, une intégration technique sur mesure et une infrastructure capable de monter en charge. Cette coopération étroite entre la DGDDI, Sopra Steria et OUTSCALE garantissait une extension rapide des services tout en maintenant un haut niveau de sécurité.
L’article Comment les Douanes ont déployé une IA souveraine pour 17 800 agents ? est apparu en premier sur OUTSCALE blog.]]>
Forum InCyber Europe 2026 : souveraineté numérique, de l’urgence stratégique à l’action https://blog.outscale.com/forum-incyber-europe-2026-souverainete-numerique-de-lurgence-strategique-a-laction/ Mon, 27 Apr 2026 08:38:52 +0000 https://blog.outscale.com/?p=13701 La donnée s’impose comme un actif structurant pour les organisations, au croisement des enjeux économiques, technologiques…

L’article Forum InCyber Europe 2026 : souveraineté numérique, de l’urgence stratégique à l’action est apparu en premier sur OUTSCALE blog.]]>

La donnée s’impose comme un actif structurant pour les organisations, au croisement des enjeux économiques, technologiques et géopolitiques. Les questions de contrôle, de sécurité et de conformité ne relèvent plus uniquement de la DSI : elles engagent directement la capacité des entreprises et des institutions à opérer durablement.

C’est dans ce cadre que s’inscrit la participation d’OUTSCALE, Dassault Systèmes, au Forum InCyber Europe 2026. Aux côtés d’acteurs publics et privés de premier plan, nos équipes ont contribué aux échanges autour d’un enjeu central : comment concilier innovation, performance et maîtrise des données sensibles.

La donnée, nouvel actif stratégique au cœur des tensions géopolitiques

Dès l’ouverture de la table ronde “Cloud et données sensibles : allier conformité européenne, sécurité et agilité” avec la participation de Philippe Miltin, CEO d’OUTSCALE, invité aux côtés d’Henri d’Agrain (Cigref), Shanna Leduc Morin (Direction Générale des Entreprises), Ghislain De Salins (la Banque mondiale), un constat sans ambiguïté a été posé : “La data, c’est la matière première du XXIe siècle.”

Qu’elle soit personnelle, industrielle ou stratégique, la donnée est devenue un actif critique, à la fois un levier d’innovation et un instrument de puissance, dont l’exposition croissante multiplie les risques. 

États, acteurs économiques, cybercriminels : les sources de pression sur la donnée sont multiples et s’intensifient. L’essor de l’intelligence artificielle renforce encore cette dynamique.

Dans ce contexte, les entreprises et les institutions européennes font face à une double exigence : exploiter le potentiel de la donnée pour innover, tout en garantissant sa protection.

Dépendance numérique : un enjeu économique, juridique et stratégique

Les échanges ont porté sur les questions de dépendance structurelle de l’Europe vis-à-vis d’acteurs extra-européens, notamment sur le cloud et les services numériques.

Aujourd’hui, une part significative des données et des traitements associés est soumise à des juridictions étrangères, avec des implications directes en matière de conformité, de résilience et de souveraineté.

Philippe Miltin souligne ainsi la nécessité d’un changement de posture :

“Il est absolument urgent que l’Europe se réveille […] pour enfin passer à l’action. Nous sommes dans une forme de légitime défense numérique.”

Au-delà du constat, c’est bien la capacité de l’Europe à construire une stratégie cohérente et opérationnelle qui est en jeu. Entre initiatives réglementaires et cadres de certification, les bases existent, mais doivent encore converger vers une vision unifiée.

Chez OUTSCALE, Dassault Systèmes, notre approche repose sur un principe simple : garantir à nos clients un environnement cloud pleinement conforme aux exigences européennes, sans dépendance technologique vis-à-vis d’acteurs extra-européens, notamment américains.

Un positionnement qui répond directement aux attentes des organisations opérant sur des données sensibles.

Concilier souveraineté, sécurité et agilité : un équilibre à repenser

L’un des défis majeurs soulevés lors du Forum InCyber repose sur la capacité des organisations à concilier des exigences parfois perçues comme contradictoires : garantir la conformité réglementaire et la sécurité des données sensibles, tout en préservant la capacité d’innovation et le niveau d’agilité.

Pour OUTSCALE, la réponse repose sur une approche structurée de la souveraineté, articulée autour de plusieurs dimensions :

  • juridique, pour se prémunir des lois extraterritoriales,
  • opérationnelle, avec des infrastructures opérées localement,
  • technologique, sans dépendance critique.

Comme le rappelle Philippe Miltin :

“Offrir toutes les garanties de souveraineté et de résilience […] est absolument fondamental pour permettre à nos clients d’opérer en toute sérénité.”

De la stratégie à l’exécution : des cas d’usage concrets

L’intervention consacrée au projet Aerosec a mis en lumière les enjeux spécifiques des programmes de défense européens.

Dans ces environnements hautement sensibles, la souveraineté ne se limite pas à la localisation des données. Elle repose sur trois piliers complémentaires :

  • souveraineté des données,
  • souveraineté technologique,
  • souveraineté opérationnelle.

Le projet Aerosec illustre cette ambition en permettant la co-conception de programmes militaires dans des environnements cloud sécurisés, compatibles avec des niveaux de classification élevés (EU Restricted, OCCAR, NATO).

Un cas qui démontre la capacité d’OUTSCALE à répondre aux besoins des secteurs les plus critiques.

Secteur public : déployer des infrastructures cloud souveraines en maîtrisant les données

Autre illustration concrète : le retour d’expérience présenté avec Filigran autour du déploiement d’OUTSCALE Kubernetes as a Service (OKS) pour un acteur public.

Ce type de projet met en évidence un enjeu clé : permettre aux organisations publiques de proposer des services numériques innovants et fiables tout en respectant des exigences strictes de sécurité et de conformité.

En s’appuyant sur un cloud public qualifié SecNumCloud 3.2, les acteurs publics peuvent ainsi :

  • accélérer le déploiement de leurs applications,
  • renforcer la sécurité de leurs environnements,
  • tout en conservant un contrôle strict sur leurs données sensibles.

Une approche qui permet de concilier transformation numérique avec les exigences réglementaires et de souveraineté.

Le cloud souverain européen au cœur des enjeux

La participation d’OUTSCALE au Forum InCyber s’inscrit dans une dynamique suivante : contribuer aux réflexions européennes sur la souveraineté numérique et leur traduction opérationnelle.

Au fil des échanges, une conviction s’est renforcée : la souveraineté numérique ne peut se limiter à un cadre réglementaire. Elle nécessite des solutions opérationnelles, capables de répondre aux réalités des organisations. 

Pour les organisations, il ne s’agit plus uniquement de se conformer à des exigences, mais de faire des choix structurants :

  • sur leurs infrastructures pour protéger leurs données stratégiques,
  • sur leurs partenaires technologiques pour garantir leur indépendance technologique,
  • sur leur capacité à maîtriser leurs données dans la durée,
  • et soutenir leur capacité d’innovation.

Chez OUTSCALE, Dassault Systèmes, cela se traduit par une approche concrète du cloud souverain, conçue pour répondre aux besoins des secteurs les plus exigeants.

Nous nous attachons à apporter cette réponse en combinant :

  • une expertise technologique éprouvée,
  • une compréhension fine des enjeux sectoriels,
  • et une capacité à opérer à l’échelle internationale, tout en respectant les exigences locales.

Dans un environnement où la donnée conditionne l’innovation, la compétitivité et la souveraineté, le cloud devient plus que jamais un choix stratégique.

Et plus que jamais, il est temps de passer de l’intention à l’action.

C’est dans cette perspective que notre événement OUTSCALE EXPERIENCES 2026 réunira décideurs IT et métiers le 9 juin prochain au CNIT Forest, à la Défense. 

Réservez votre place pour participer aux échanges.

L’article Forum InCyber Europe 2026 : souveraineté numérique, de l’urgence stratégique à l’action est apparu en premier sur OUTSCALE blog.]]>
OUTSCALE EXPERIENCES 2026 : passer de la vision à l’action https://blog.outscale.com/outscale-experiences-2026-passer-de-la-vision-a-laction/ Tue, 14 Apr 2026 09:46:23 +0000 https://blog.outscale.com/?p=13528 Cloud souverain, intelligence artificielle, données sensibles : les organisations passent du stade de l’exploration à la…

L’article OUTSCALE EXPERIENCES 2026 : passer de la vision à l’action est apparu en premier sur OUTSCALE blog.]]>

Cloud souverain, intelligence artificielle, données sensibles : les organisations passent du stade de l’exploration à la phase d’exécution. Elles doivent trancher, structurer et déployer.

Les contraintes réglementaires deviennent plus strictes, la souveraineté des données devient stratégique et l’IA transforme les modèles opérationnels. Au croisement de ces réalités, les choix technologiques engagent directement la compétitivité, la résilience et la capacité d’innovation des organisations.

C’est précisément pour répondre à cette transition que nous avons pensé OUTSCALE EXPERIENCES 2026. Après une édition 2025 marquée par des retours d’expérience concrets, l’ambition est d’aller plus loin dans la transformation de vos projets en déploiements réels : plus de cas d’usage concrets, plus de réponses opérationnelles aux enjeux réglementaires, sectoriels et technologiques

Répondre aux enjeux Cloud et IA des secteurs critiques

Pour les organisations des secteurs critiques, l’enjeu est de construire un environnement Cloud capable de garantir la sécurité des données sensibles, protéger la propriété intellectuelle et assurer une conformité réglementaire continue tout au long de leur transformation numérique.

Au cœur de l’édition OUTSCALE EXPERIENCES 2026 :

  • Santé : IA responsable, données de santé, accélération des essais cliniques.
  • Finance : conformité réglementaire, agentic AI, détection des règles d’investissement, reporting.
  • Secteur public : souveraineté numérique, Cloud souverain, solutions bout-en-bout.

Comment déployer une IA générative adaptée aux métiers, dans un cadre maîtrisé, conforme et opérationnel ? Le socle Cloud souverain permet d’innover sans compromettre la sécurité et la conformité, et de passer à l’échelle en gardant le contrôle total sur les données et les infrastructures. Les participants sont invités à explorer des solutions Cloud et IA souveraines conçues pour répondre aux exigences des environnements critiques en matière de sécurité, de conformité et de performance.

L’événement permet également de découvrir des innovations technologiques ancrées dans des cas d’usage réels, par exemple, les jumeaux virtuels permettant de simuler, d’anticiper et d’industrialiser à grande échelle.

Un événement pour échanger, décider et accélérer vos projets

OUTSCALE EXPERIENCES 2026 s’impose comme un espace dédié à la transformation des sujets de réflexion en décisions opérationnelles, au plus près des enjeux métiers et des contraintes réelles.

L’événement réunit les acteurs qui conçoivent et opèrent des environnements numériques souverains et sécurisés, avec un programme riche, composé de keynotes stratégiques, tables rondes sectorielles, ateliers opérationnels, retours d’expérience clients et networking de qualité.

Les participants y trouveront un cadre propice pour échanger avec des pairs confrontés aux mêmes enjeux et enrichir leurs réflexions au contact de retours terrain.

Le croisement entre vision stratégique et réalité opérationnelle offre aux organisations les conditions nécessaires pour accélérer leurs projets Cloud et IA dans un environnement souverain et sécurisé, en s’appuyant sur des approches éprouvées et des choix technologiques maîtrisés.

Si ces enjeux sont au cœur de vos priorités en 2026, rejoignez-nous !

Rendez-vous le 9 juin 2026
CNIT Forest – Paris La Défense
Inscrivez-vous dès maintenant

L’article OUTSCALE EXPERIENCES 2026 : passer de la vision à l’action est apparu en premier sur OUTSCALE blog.]]>