Réussir le passage au Cloud Computing

    Cloud - posté le 07-07-2016 par Hind Bouzidi

    Cloud_ComputingL’essor du Cloud Computing n’est plus à démontrer. Depuis quelques années, le Cloud est partout et suscite l’intérêt de toutes les entreprises. À l’heure du numérique, les problématiques autour de la data redéfinissent l’ensemble des organisations, que ce soit en termes de stratégie, de sécurité ou de réglementation. Le Cloud Computing est en phase de devenir l’outil informatique indispensable pour le stockage, la sauvegarde et la protection des données.

    Il faut dire que les solutions offertes par le Cloud Computing, littéralement « informatique dans les nuages », sont aujourd’hui reconnues comme synonymes d’agilité, de réduction des coûts, de diminution des risques, de mobilité et de gains de productivité. Pourtant, migrer ses solutions IT dans le Cloud n’est pas toujours évident. Pour réussir le passage au Cloud Computing, l’entreprise doit avant tout définir quels sont ses attentes, usages et besoins, et tenter de répondre à un grand nombre d’interrogations.

     

    Quel modèle de déploiement Cloud ?


    • Cloud public : c’est le Cloud mutualité ouvert à tous (Amazon, Google Drive etc.). Le modèle public partage ainsi le Cloud entre de nombreux clients et propose une infrastructure multi-datacenter.
    • Cloud privé : c’est le Cloud dédiée à un unique client. Le modèle privé assure un cloisonnement et une totale indépendance de chaque plateforme client afin d’assurer de très hautes garanties en termes de sécurité et de confidentialité.
    • Cloud hydride : avec des ressources matérielles partagées et un espace de stockage cloisonné par client, le modèle hybride fait appel à la fois au Cloud public et au Cloud privé.

     

    Quelle offre de services Cloud ?


    À ce jour, il existe 3 grandes offres de services Cloud Computing sur le marché :

    • IaaS « Infrastructure as a Service » : premier niveau du service Cloud, c’est la mise à disposition par Internet de machines virtuelles aux ressources facilement modifiables et hautement disponible (serveurs dans un datacenter). L’entreprise loue ainsi des capacités de traitement, de stockage et autres ressources qu’elle peut structurer et gérer de façon autonome pour y installer système d’exploitation applications.
    • PaaS « Platform as a Service » : facturée à la consommation, le PaaS est un environnement Cloud qui « s’ajoute » à l’IaaS et permet à l’entreprise de déployer ses propres applications en dehors de son parc informatique. L’entreprise loue un environnement middleware à l’infrastructure masquée.
    • SaaS « Software as a Service » : accessible à toutes les entreprises, le logiciel à la demande est facturé au nombre d’utilisateurs et représente la « couche » finale du Cloud. C’est l’offre la plus complète et la plus simple à appréhender côté utilisateur. Le SaaS permet à l’entreprise de louer les applications du fournisseur de services, et d’y avoir accès via différentes interfaces ou navigateurs et de bénéficier d’une solution clé en main sans se soucier des mises à jour et de la maintenance.

     

    Quelles données ?

    Pour bien appréhender la migration vers le Cloud, il est primordial d’identifier les données concernées de l’entreprise : toutes les données de l’organisation sont-elles vouées à être stocker ou seulement les données sensibles et stratégiques ?

    Par ailleurs, il est impératif de vérifier en amont si les données susceptibles d’être migrées sont soumises à une législation particulière, comme c’est le cas pour les données bancaires.

     

    Quelle réglementation ?

    À chaque donnée ses contraintes. Comme pour toute décision liée aux datas de l’entreprise, la question de la législation est centrale : ai-je littéralement le droit de migrer l’ensemble de mes données dans le Cloud ? Il arrive en effet qu’en fonction du secteur d’activité, de la qualité des données ou encore des clauses contractuelles, cela ne soit pas autorisé.

     

    Quels risques ?

    Afin d’inscrire son projet Cloud dans le long terme, il convient d’anticiper les différents risques lors du choix de votre prestataire :

    • La question de la gouvernance
    • La localisation des données
    • La réversibilité des données
    • La fiabilité du prestataire
    • Le taux de disponibilité du prestataire
    • La gestion des droits d’accès
    • Les normes de sécurité

    À propos de l'auteur : Hind Bouzidi

    En tant que spécialiste de la communication, Hind fait preuve de pédagogie et de vulgarisation pour mettre à la portée de tous des sujets techniques dans le domaine des nouvelles technologies.

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