Retour sur les Cloud Days 2016 - Le Big Data est-il un consommable de l’IoT et des Smart Cities ?

    Big Data - posté le 05-07-2016 par Hind Bouzidi

    cloudDays2016_IoT_600x400.jpgPour terminer la matinée des Cloud Days Outscale 2016, Isabelle Flory, WEUR Infrastructure Acceleration Director d’Intel et Xavier Guérin, VP EMEA Partner de MapR, sont montés sur scène nous parler de Big Data, d’IoT et de Smart Cities.

    La data serait le nouveau pétrole. Tout comme lui, elle est une ressource devenue indispensable aux acteurs de la vie économique, sociale et politique. Tout comme lui, elle doit être transformée pour produire de la valeur. « La data en soi n’a pas de valeur si elle n’est pas analysée, corrélée avec d’autres pour créer de l’intelligence. L’intelligence est à la data ce que l’énergie est au pétrole » résume Isabelle Flory en début de discussion. Il faut alors se poser la question de la valeur que l’on souhaite extraire de la data : valeur économique ou sociétale ? Xavier Guérin va même plus loin en rappelant que la data est, contrairement au pétrole, une matière brute durable, qui ne se détruit après utilisation, et qui nécessite par conséquent une attention toute particulière dans sa transformation. Réutilisable, la data est inépuisable : « il est important de pouvoir garder les données le plus longtemps possible pour affiner les analyses et renforcer la recherche. Le stockage devient alors une question centrale dans la gestion des données » (Xavier Guérin).

    La valeur de la data

    Sans traitement, la data n’a que très peu de valeur. Ce qu’il est important de comprendre, c’est que la data n’a qu’une valeur relative qui dépend de la personne ou de l’entreprise qui va l’utiliser. La valeur des datas, c’est ensuite l’intelligence que l’on va pouvoir en extraire. Mais est-ce que la valeur n’est pas aussi et surtout dans l’algorithme de traitement des datas que dans la data elle-même ? D’après Isabelle Flory, il est temps de se poser aujourd’hui la question. 


    L’interopérabilité est l’autre sujet déterminant dans la gestion et la valorisation de la data : « ce qu’il faut comprendre aujourd’hui, c’est que les technologies permettent de connecter des datas qui sont très hétérogènes et qui sont dans des lieux très différents. Donc ce n’est pas seulement l’interopérabilité de la data qui est en jeu, mais les architectures sous-jacentes qui font la différence » (Isabelle Flory). Avoir toutes les datas à plat pour être traitées ne suffit plus. Le vrai sujet, c’est de savoir comment les travailler lorsqu’elles sont massives, multiples et dans des lieux très différents. La valeur va donc venir du croisement de la donnée et de l’interconnexion des objets. Pour illustrer son propos, Xavier Guérin reprend l’analogie avec le pétrole, « si je vous donne un baril de pétrole aujourd’hui, je perds ce baril de pétrole. Si je vous donne une donnée, je ne la perds pas ». L’intérêt de l’économie digitale, c’est de tendre vers un modèle plus collaboratif, qui est nécessaire dans la création de valeurs.

    L’évolution de la data 

    Demain est incertain, et c’est le propre du Big Data. L’expérience est aujourd’hui basée sur l’utilisateur et l’ensemble des instituts prédisent une évolution vertigineuse du volume de données, notamment due aux machines et objets connectés. Les technologies traditionnelles ne sont pas du tout prévues pour pouvoir faire face à cette montée en puissance du volume et de l’hétérogénéité de ces données.

    Il y a un donc peu de bon sens à retrouver dans nos transformations : il faut identifier quelles sont les bonnes questions à nous poser face à cette évolution et travailler autour de cela. L’objectif ? Faciliter l’utilisation de ces technologies pour promouvoir l’innovation auprès de l’ensemble des utilisateurs, techniciens ou non.

     

    La sécurité de la data 

    Pour conclure cette table ronde, le sujet de la sécurité des données était incontournable. La sécurité est une problématique qui doit être traitée de bout en bout car chaque rupture de continuité est un point de faiblesse. Au-delà des solutions sécuritaires à mettre en place, il y aussi le risque humain à considérer. Comme tout secteur technique et informatique, l’erreur humaine est la plus prépondérante. La sécurité doit donc passer par des contrôles et des process, surtout dans le monde de l’IoT aujourd’hui encore très mal normé. « La meilleure réponse d’après moi, c’est de passer par des sociétés dont le focus est vraiment sur la scalabilité, la sécurité, la disponibilité, et qui vont apporter ce service de sécurité en mettant en avant leur savoir-faire et leur expertise » (Xavier Guérin).

    « Il faut mettre les choses en perspective et être conscients que la sécurité a un coût. Qui est prêt aujourd’hui à payer pour sécuriser ? Beaucoup d’entreprises ont encore un comportement très peu responsable » (Isabelle Flory). Malgré les lois. C’est une responsabilité individuelle, sociétale et d’entreprise à faire évoluer.

    À propos de l'auteur : Hind Bouzidi

    En tant que spécialiste de la communication, Hind fait preuve de pédagogie et de vulgarisation pour mettre à la portée de tous des sujets techniques dans le domaine des nouvelles technologies.

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