Pourquoi les start-up doivent-elles se lancer à l'international ?

    - posté le 25-01-2018 par Mehdi BADAWI-EL-NAJJAR

    Nombreuses sont les start-up qui passent le cap ddatabase-world-map-100669347-primary.idge.jpge l’internationalisation. Si cette démarche ne s’improvise pas, elle devient pour elles un passage presque obligatoire et ce, bien en amont des dernières étapes de développement. Quelles bénéfices en tirent-elles ? S’exporter à l’étranger est-il plus facile aujourd’hui ?

     

    Rares sont aujourd’hui les start-up qui ne s’intéressent pas à l’international. D’après l’étude menée par VB Profiles et Stripe, 98 % des start-up créées il y a moins de trois ans en France et qui s'appuient sur un modèle de paiement en ligne réalisent déjà du chiffre d'affaires à l'international. Parmi elles, une start-up française sur trois réaliserait même la majorité de son chiffre d’affaires en dehors de l’Hexagone. L’internationalisation de ces entreprises augmenterait encore plus vite que pour les PME et ETI. L’étude Pramex – Banque Populaire montre que, sur la période 2011-2016, le nombre de projets d’implantation à l’étranger, mené par des start-up, a augmenté de 37 % en moyenne par an.

    Pour les start-up, il est essentiel de se poser la question de l’international dès le départ car leur modèle de développement n’est pas le même que celui d’une PME. S’il y a quelques années seulement, la plupart des start-up françaises n’envisageaient pas de s’immiscer sur des marchés internationaux, elles ne peuvent plus aujourd’hui se limiter au seul marché national. "Pendant trop longtemps la France a voulu s'imposer dans le milieu des start-up indépendamment de la concurrence mondiale, mais en réalité les frontières sont bien fines" commente Romain Dillet, journaliste chez TechCrunch dans un article de La Tribune.

    S’internationaliser pour croître et innover

    Qu’est-ce qui pousse les entrepreneurs français à déployer leurs activités hors de France ? Toujours d’après l’étude Stripe / VB Profiles, la première raison serait l’opportunité d’agrandir leur marché. Être présent dans plusieurs pays signifie avant tout augmenter son nombre de clients potentiels, générant ainsi des bénéfices potentiellement plus importants. La taille du marché français est par ailleurs souvent insuffisante par rapport aux investissements engagés.

    Parmi les autres raisons qui peuvent pousser les start-up à se lancer à l’international : la volonté d’améliorer l’expérience client et celle d’acquérir une réputation mondiale. Les entrepreneurs interrogés se déclarent aussi fortement intéressés par la possibilité de construire un avantage concurrentiel sachant que le savoir-faire développé en France suscite un intérêt évident à l’étranger.

    Les motivations des entrepreneurs sont donc diverses et variées mais sont toutes liées à un objectif commun : s’exporter, atteindre une croissance plus forte. Les jeunes start-up semblent avoir bien intégré ces opportunités : d’après l’étude Pramex-Banque Populaire, elles s’internationalisent en moyenne après 1 an et 2 mois d’existence.

    Moins de barrières à l’entrée

    Si les start-up doivent donc se doter très tôt de stratégies de développement international : création de filiales, rachats, partenariats avec des acteurs locaux… l’investissement requis peut représenter un frein pour bon nombre d’entre elles. Pourtant, les barrières à l’entrée ont sauté. « Les outils de CMS, de sécurité, de Cloud, de paiement, tout a baissé drastiquement », constate Guillaume Princen, directeur général France et Europe du Sud de Stripe, dans un article publié sur les Échos.

    Le Cloud, permet de réduire drastiquement les coûts informatiques qui sont passés d’investissements capitalistiques à des investissements opérationnels, facturés à l’usage.

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    Sources : infographie Stripe & VB Profiles – étude BPI France – étude CSA Research pour Dell – étude Weglot - étude Pramex – Banque Populaire

    À propos de l'auteur : Mehdi BADAWI-EL-NAJJAR

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