My Carbon Footprint : piloter l’empreinte carbone des usages Cloud avec OUTSCALE

par OUTSCALE

La maîtrise de l’empreinte carbone Cloud devient un enjeu central pour les organisations qui déploient des applications, des machines virtuelles, des services GPU et des capacités de stockage à grande échelle. Disponible depuis novembre 2025, My Carbon Footprint d’OUTSCALE apporte une visibilité structurée sur l’impact carbone estimatif des usages Cloud au sein d’un environnement souverain et sécurisé. Cet outil aide les entreprises à comprendre leurs émissions, à répondre à certaines attentes de reporting et à orienter leurs décisions vers des usages Cloud plus sobres.

L’empreinte carbone du numérique et la montée des data centers

Le numérique représente aujourd’hui une part significative de l’empreinte carbone, en France comme à l’échelle mondiale. Cette empreinte augmente sous l’effet de la généralisation des applications SaaS, de l’intelligence artificielle générative, du calcul haute performance et de la croissance continue des volumes de données.

Les centres de données occupent une place croissante dans cette équation. Leur part dans l’impact du numérique a fortement progressé depuis 2022. Cette évolution s’explique par l’intensification des besoins de calcul et de stockage, ainsi que par le développement d’usages particulièrement exigeants, notamment les infrastructures GPU dédiées aux modèles de langage et aux charges d’intelligence artificielle.

Les prévisions évoquent une hausse très importante de la consommation électrique des data centers à l’horizon 2030. Les usages d’IA contribuent à cette tendance, même si l’évaluation précise de leur impact environnemental continue d’évoluer. Les organisations doivent donc intégrer l’efficacité énergétique, le dimensionnement des ressources et le choix de l’infrastructure dès la conception de leurs projets numériques.

Le Cloud public comme levier d’efficacité environnementale

Le recours à une infrastructure de Cloud public constitue un premier levier de maîtrise de l’impact environnemental. La mutualisation des ressources permet une meilleure densité de serveurs, une utilisation plus efficace des équipements et une optimisation continue des charges de travail.

Cette efficacité repose aussi sur les mécanismes propres au Cloud, tels que l’ajustement dynamique des capacités, le scaling automatique et la réduction des ressources inutilisées. Une infrastructure correctement dimensionnée limite la surcapacité et favorise une consommation mieux alignée avec les besoins réels des applications.

Le choix de la localisation des data centers joue également un rôle déterminant. En France, le mix électrique présente une intensité carbone particulièrement favorable, autour de 40 grammes de CO2 par kWh. Le déploiement de charges Cloud dans une région disposant d’une électricité largement décarbonée améliore directement le bilan carbone estimatif des usages numériques.

L’efficacité d’un data center se mesure aussi à travers des indicateurs opérationnels tels que le PUE, consacré à l’efficacité énergétique, et le WUE, consacré à l’efficacité liée à l’eau. Les infrastructures de Cloud public peuvent obtenir de meilleurs résultats grâce à leur niveau d’industrialisation, à la mutualisation de leurs équipements et à des technologies de refroidissement adaptées.

Des data centers conçus pour une infrastructure Cloud plus durable

La durabilité d’un service Cloud dépend autant de la technologie mise à disposition que des pratiques des opérateurs de data centers. Les infrastructures utilisées par OUTSCALE en France s’appuient sur des certifications ISO 50001 pour le management de l’énergie et ISO 14001 pour le management environnemental. Elles sont également associées au European Code of Conduct for Data Centers.

L’approvisionnement en électricité renouvelable via des garanties d’origine constitue un élément important de cette démarche. Les dispositifs de refroidissement participent eux aussi à la performance environnementale des sites. Les technologies mobilisées incluent notamment le free cooling, le free chilling, les solutions hybrides avec refroidissement adiabatique et, dans certaines salles, le refroidissement liquide direct.

La réduction de l’empreinte environnementale passe également par une gestion attentive du cycle de vie des équipements. L’allongement de leur durée d’usage, leur réemploi et leur recyclage constituent des axes majeurs. Cette question est particulièrement sensible pour les GPU, dont le rythme de renouvellement peut être plus rapide que celui des CPU en raison de l’évolution des besoins liés à l’intelligence artificielle.

Le choix du bon modèle de GPU doit donc répondre à un besoin métier clairement identifié. Un dimensionnement adapté aux modèles de langage, aux volumes de traitement et aux objectifs de performance contribue à limiter les ressources inutilisées et à maîtriser les impacts associés.

My Carbon Footprint : mesurer l’impact carbone des usages Cloud

My Carbon Footprint répond à un besoin concret de visibilité sur l’empreinte carbone des ressources Cloud utilisées dans l’infrastructure OUTSCALE. L’outil fournit des données permettant de suivre l’impact estimatif des usages, d’alimenter les démarches de reporting et de soutenir les arbitrages opérationnels.

Trois usages structurent particulièrement la valeur de cette fonctionnalité :

  1. Suivre l’empreinte carbone estimative des ressources Cloud utilisées sur l’infrastructure OUTSCALE.
  2. Disposer de données utiles pour répondre à des exigences telles que la CSRD ou le bilan de gaz à effet de serre.
  3. Comprendre les principaux postes d’impact liés aux machines virtuelles, aux GPU et au stockage.

L’outil est accessible depuis le Cockpit OUTSCALE, dans la rubrique My Data puis My Carbon Footprint. Un accès par API est également disponible, ce qui facilite l’intégration des données carbone dans des tableaux de bord internes, des démarches RSE ou des processus de reporting.

Les utilisateurs peuvent sélectionner leur compte Cloud principal ou leurs sous-comptes Cloud afin d’analyser différents environnements. L’historique disponible couvre jusqu’à 36 mois, à partir de janvier 2024. Les résultats peuvent être affichés en tonnes de CO2 équivalent ou en kilogrammes de CO2 équivalent, selon le niveau de granularité nécessaire.

Une lecture détaillée par service et par poste d’émission

My Carbon Footprint propose une répartition de l’empreinte carbone par type de service. Cette analyse distingue les machines virtuelles, les GPU et le stockage, ce qui facilite l’identification des postes les plus contributeurs. Les visualisations interactives permettent d’accéder aux valeurs absolues et aux ratios associés à chaque catégorie de ressources.

L’outil propose également une lecture par poste d’émission. Cette vue couvre plusieurs composantes de l’empreinte environnementale :

  1. L’électricité consommée par l’infrastructure.
  2. Le matériel mobilisé.
  3. Le réseau.
  4. L’hébergement et la maintenance des équipements de data center.

Les données peuvent être affichées sous forme de graphiques ou de tableaux. Cette flexibilité améliore l’accessibilité de l’information pour les équipes techniques, les responsables RSE, les directions financières et les équipes chargées de la conformité.

Une répartition mensuelle par service permet aussi d’observer les évolutions dans le temps. La projection présentée s’appuie sur les 24 derniers mois, apportant une base utile pour suivre les tendances, analyser les variations de consommation et identifier les périodes nécessitant un ajustement des ressources.

Une méthodologie carbone documentée et traçable

La mesure de l’empreinte carbone numérique repose sur des méthodologies qui continuent d’évoluer. Plusieurs référentiels coexistent et mobilisent des périmètres, des hypothèses et des facteurs de calcul différents. L’interprétation des résultats exige donc une attention particulière à la méthode retenue.

My Carbon Footprint s’appuie sur trois principes directeurs : le pragmatisme, la transparence et l’évolutivité. Le pragmatisme vise à fournir une donnée exploitable pour piloter les usages Cloud et orienter les décisions. La transparence consiste à expliciter les choix méthodologiques, les éléments pris en compte et les limites du périmètre de calcul. L’évolutivité permet d’enrichir progressivement la méthode et les fonctionnalités proposées.

La première version de My Carbon Footprint couvre la région européenne. L’ambition consiste à étendre progressivement le périmètre à d’autres régions, à intégrer de nouveaux services et à affiner la granularité des données. Cette trajectoire soutient un pilotage environnemental de plus en plus précis des infrastructures Cloud.

Vers un pilotage responsable du Cloud

La réduction de l’empreinte carbone Cloud repose sur une combinaison de choix technologiques, opérationnels et organisationnels. Le recours à une infrastructure efficiente, la sélection de data centers engagés, l’optimisation des ressources et la mesure régulière des impacts constituent des pratiques complémentaires.

My Carbon Footprint transforme les données environnementales en un outil de pilotage concret. En visualisant l’impact estimatif des machines virtuelles, des GPU et du stockage, les organisations disposent d’une base plus solide pour ajuster leurs architectures, limiter le surdimensionnement et inscrire leurs usages Cloud dans une démarche de numérique responsable.

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